Nebiat Ahmed, diplômée du centre de formation en menuiserie de Yeteem

Publié le par ethiopianadventures

Propos recueillis par Quentin Léal

7 novembre 2011, Addis Abeba, Ethiopie

 

Nebiat AhmedNebiat Ahmed, 19 ans, vit à Addis Abeba avec son père et ses deux sœurs. Diplômée de l’enseignement général à 16 ans, elle ne trouve pas d’emploi et reste donc dans la maison familiale pour aider son père, sa mère étant décédée. En 2009, elle décide de postuler pour bénéficier du programme d’enseignement technique de menuiserie et ébénisterie dispensé par l’ONG éthiopienne Yeteem Children and Destitute Mothers Fund. Elle en est diplômée en 2010.

 

Comment le programme de Yeteem vous a-t-il aidé ? Aller à l’université coûtait trop cher, donc je ne pouvais pas m’y inscrire, et il est difficile de trouver du travail sans compétences techniques. Par conséquent, lorsque j’ai été acceptée - l‘acceptation se fait par enquête et privilégie les adolescents les plus nécessiteux sur la base d‘une liste de préinscription - j’étais très heureuse, et mon père aussi. Je ne pouvais pas l’aider toute la journée comme avant, mais c’était pour un meilleur avenir. Durant la formation, j’ai appris à manier les machines outils pour la coupe du bois, l’assemblage et la sculpture, comment sélectionner les matériaux, les travailler et réaliser les finitions (enduit, peinture, vernis). Pour mon diplôme, j’ai réalisé une table pour la cérémonie du café - table basse, plateau ndlr - et des chaises.

 

Que faites-vous aujourd’hui ? Depuis septembre 2010, je travaille dans une entreprise privée de 15 salariés qui fabrique du mobilier de bureau. Durant les 7 premiers mois, j’étais chargée de distribuer les matériaux, les outils et accessoires à la production selon leurs besoins. J’étais payée 600 birr par mois (environ 25 euros). Aujourd’hui, je suis à la production. Je réalise des tables, des chaises et des bureaux et je gagne 800 birr par mois (environ 35 euros).

 

Votre vie a-t-elle changé de façon effective grâce à Yeteem ? Oui, car même pour les jeunes étant diplômés c’est très difficile de trouver un travail. Il y a beaucoup de chômage et le coût de la vie est de plus en plus élevé. J'ai donc de la chance. Grâce à cette formation et mon travail, la vie de ma famille est plus facile et mes sœurs peuvent aller à l’école.

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