La Norvège promet 300 millions de dollars pour les énergies renouvelables

Publié le par ethiopianadventures

Par Sandra BESSON

In Actualités News Environnement, Le 19 janvier 2012

La Norvège dépensera 300 millions de dollars par an pour trouver des manières d’aider une partie des individus les plus pauvres du monde à avoir un meilleur accès à l’énergie et pour développer un nouveau système visant à limiter les émissions de la production énergétique mondiale, d’après ce qu’a déclaré un responsable du Ministère des Affaires Etrangères du pays mercredi.

La Norvège espère lancer un plan d’ici le mois de Juin, qui engagera plusieurs Etats riches à donner de leur argent à neuf pays pauvres pour investir dans de nouvelles centrales électriques plus efficientes en énergie. Le gouvernement espère que ce modèle sera utilisé comme un exemple mondial pour attirer l’argent du secteur privé par le biais d’un nouveau type de marché au dioxyde de carbone (CO2).

Le Partenariat Energy + engagera la Norvège, la Grande-Bretagne, la France, le Danemark, la Suisse, les Pays-Bas et la Corée du Sud à donner de l’argent au Bhutan, à l’Ethiopie, au Kenya, au Libéria, aux Maldives, au Maroc, au Népal, au Sénégal et à la Tanzanie.

La somme d’argent attribuée dépendra des preuves que pourront donner les pays destinataires du fait qu’ils augmentent bien l’accès de leur population à l’énergie tout en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre.

La Norvège a déjà commencé à travailler avec l’Ethiopie et les Maldives, et en Février, elle rencontrera les responsables du Kenya et du Libéria, d’après Terje Kronen, un responsable du Ministère des Affaires Etrangères de la Norvège.

« Nous étudions également si l’Inde et l’Afrique du Sud peuvent être inclus aux pays receveurs » a-t-il déclaré.

Le Partenariat Energy + devrait être lancé lors du sommet Rio+20 en Juin, lorsque les leaders du monde entier discuteront des mesures mondiales pour fournir un accès universel à l’énergie – un objectif qui coûtera au moins 48 milliards de dollars par an d’après l’Agence Internationale de l’Energie.

La Norvège, dont les vastes réserves de pétrole au large l’ont aidé à devenir l’un des pays les plus riches au monde, veut que cet effort soit similaire au Partenariat REDD+ qui vise à faire cesser la déforestation dans le monde en développement.

Le Plan Energy + devrait aider à stimuler les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement, dans lesquels des mesures en matière d’énergies renouvelables et d’efficience énergétique représentent près de 9% du potentiel d’abattement mondial.

Le mois dernier, les négociations des Nations Unies sur le climat à Durban ont ouvert la porte à l’émergence de plusieurs nouveaux mécanismes de marché du CO2, mais les investisseurs s’attendent à ce que peu de progrès soient faits si ces mécanismes n’ont pas le soutien des gouvernements.

Ces derniers veulent obtenir des réductions plus importantes des émissions en développant de nouveaux marchés par secteurs plutôt que l’approche projet par projet instaurée par le Mécanisme de Développement Propre actuel.

Terje Kronen a déclaré que le financement des projets de compensation du Mécanisme de Développement Propre pouvait toujours être utilisé pour développer des sources d’énergie propre.

« De nombreux pays en développement partenaires considèrent les financements des émissions réduites/évitées comme une nouvelle et meilleure façon de bénéficier du financement climatique » a-t-il indiqué.

Il a ajouté que certains de ces pays avaient pu développer très peu de projets dans le cadre du Mécanisme de Développement Propre et considéraient les coûts induits comme trop élevés pour trop peu de résultats. 

Publié dans Revue de Presse

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